J'ai revu mon maître, aujourd'hui. Mon seul et unique maître. Nous nous sommes embrassés, fort émus de cette rencontre inattendue.
Pierre partira en retraite à la fin de l'année. C'est une grande perte pour l'institut... [Je ne le reverrai plus].
J'aurais au moins eu la chance inouïe de croiser sa route, et d'être sauvée par lui.
Les dernières paroles qu'il m'a conférées, aujourd'hui :
"Il faut écouter, écouter, écouter.
C'est avec notre sensibilité qu'on visera juste.
Tout ce qu'on fait, on a raison de le faire, et on le fait bien, parce que nous seuls avons connaissance de la chose, à force d'expérience.
Nous seuls les connaissons vraiment, les gamins. N'écoutons pas (trop) les conseils utopiques des formateurs. C'est avec notre propre sensibilité, notre propre ressenti, qu'on visera juste. Il faut avoir confiance en son instinct."
Amen.
jeudi 27 mai 2010
Une page se tourne.
Par Cecilchen, jeudi 27 mai 2010 à 17:00 :: Nouvelles du front
mardi 18 mai 2010
En attendant, je reste ici (être ici)
Par Cecilchen, mardi 18 mai 2010 à 17:24 :: Nouvelles du front
Il y a un endroit où on ne joue aucune musique,
Où les gens parlent comme des chèvres, et sont habillés comme des clowns.
Il y a un endroit où personne n'aimerait aller,
Quelques uns y sont, et ceux qui y sont sont seuls.
Il y a un endroit, entre ciel et mer,
Où c'est vraiment triste.
C'est exactement de là que je viens.
Et c'est bon
Bon d''être de retour ici
Bon d'être avec toi et avec moi.
Il y a un endroit où il n'y a pas de jour, seulement la nuit.
Aucune langue, rien à entendre, aucune d'image, rien à voir.
Il y a un endroit avec une lumière étrange,
Un chemin sans but, tellement loin du ciel !
Il y a un endroit, qui est obscur et vide
Comme le pire des rêve.
C'est exactement de là que je viens.
Vois tu les cicatrices sur ma peau ?
Vois tu mon regard, si froid et vide ?
Je dois attendre que cela se réchauffe.
En attendant, je reste ici.
Où les gens parlent comme des chèvres, et sont habillés comme des clowns.
Il y a un endroit où personne n'aimerait aller,
Quelques uns y sont, et ceux qui y sont sont seuls.
Il y a un endroit, entre ciel et mer,
Où c'est vraiment triste.
C'est exactement de là que je viens.
Et c'est bon
Bon d''être de retour ici
Bon d'être avec toi et avec moi.
Il y a un endroit où il n'y a pas de jour, seulement la nuit.
Aucune langue, rien à entendre, aucune d'image, rien à voir.
Il y a un endroit avec une lumière étrange,
Un chemin sans but, tellement loin du ciel !
Il y a un endroit, qui est obscur et vide
Comme le pire des rêve.
C'est exactement de là que je viens.
Vois tu les cicatrices sur ma peau ?
Vois tu mon regard, si froid et vide ?
Je dois attendre que cela se réchauffe.
En attendant, je reste ici.
dimanche 16 mai 2010
Leave !
Par Cecilchen, dimanche 16 mai 2010 à 18:11 :: Concerts, musique
mercredi 12 mai 2010
Souvenirs d'enfance
Par Cecilchen, mercredi 12 mai 2010 à 17:20 :: Pensées en vrac
Souvenir des paroles d'un prêtre, il y a longtemps de cela. Il avait justement repris ce poème, et ça m'avait retournée (la preuve, des années après, j'y pense encore) :
(Traduction du poème original « Footprints in the sand », par Mary Stevenson, 1936)
Ce qu'il y a de bien avec Internet, c'est qu'on retrouve tout.
Empreintes de pas sur le sable
Une nuit j’ai rêvé que je marchais
Le long de la plage avec le Seigneur.
Plusieurs scènes de ma vie étaient projetées dans le ciel.
Pour chacune d’elle, je voyais des empreintes de pas sur le sable.
Parfois il y avait deux séries d’empreintes;
Parfois, il n’y en avait qu’une.
Cela m’a troublée de constater que,
Durant les moments écrasants de ma vie, alors que je
Vivais de l’angoisse, du chagrin ou de la défaite,
Je ne pouvais voir qu’une seule série d’empreintes.
Alors j’ai dit au Seigneur : " Tu m’avais promis,
Seigneur, que, si je Te suivais,
Tu marcherais toujours avec moi.
Mais, j’ai remarqué que, durant les périodes les plus difficiles
De ma vie, il n’y avait
Qu’une série d’empreintes de pas sur le sable.
Pourquoi, alors que j’avais le plus besoin de Toi,
Tu n’étais pas là pour moi ? "
Le Seigneur a répliqué :
" Les fois où tu n’as vu qu’une seule série d’empreintes
C’était quand je te portais dans mes bras. "
(Traduction du poème original « Footprints in the sand », par Mary Stevenson, 1936)
Ce qu'il y a de bien avec Internet, c'est qu'on retrouve tout.
lundi 3 mai 2010
réflexion autour du 19
Par Cecilchen, lundi 3 mai 2010 à 20:15 :: Nouvelles du front
19 ans... l'âge où je suis partie à l'aventure en Allemagne, un voyage initiatique. Le temps qu'il faut pour comprendre qu'on est seul. L'âge que j'avais quand elle est partie.
19 jours... ce qu'il me reste, cette année, à travailler... le temps qu'il me reste pour... ?
19h... L'heure de l'apéro... le temps qu'il faut pour aller aux Maldives...
19 minutes... le temps qu'il me faut pour me lever et partir, le matin... (le temps qu'il m'aura fallu pour reprendre la situation en main, ce matin...)
19 personnes... toutes celles que j'ai aimées... (le nombre d'élèves que j'avais l'an passé...) Le nombre de... ?
et vous ?
19 jours... ce qu'il me reste, cette année, à travailler... le temps qu'il me reste pour... ?
19h... L'heure de l'apéro... le temps qu'il faut pour aller aux Maldives...
19 minutes... le temps qu'il me faut pour me lever et partir, le matin... (le temps qu'il m'aura fallu pour reprendre la situation en main, ce matin...)
19 personnes... toutes celles que j'ai aimées... (le nombre d'élèves que j'avais l'an passé...) Le nombre de... ?
et vous ?



